Wiktik édite aujourd’hui 4 points pour mieux comprendre le régime d’Auto-Entrepreneur. Il apparaît comme étant l’une des solutions proposées pour lancer votre projet professionnel; vous pouvez l’envisager à temps plein ou à temps partiel, comme complément de revenu. Il minimise les risques et les charges financières, cependant, malgré une apparente simplicité, il n’est pas toujours évident de se lancer. Wiktik en décrit les grandes lignes pour vous guider dans votre démarche.
Le profil de l’auto-entrepreneur
Que vous soyez salarié, fonctionnaire, étudiant, retraité ou encore demandeur d’emploi, vous pouvez devenir auto-entrepreneur. Le régime d’auto-entrepreneur est ouvert à presque tout le monde. Seuls interdits : les personnes morales, les associations, les groupements et les gérants majoritaires. Dès votre enregistrement en tant qu’auto-entrepreneur, vous devenez une entreprise à vous seul et héritez par la même d’un certain nombre de responsabilités :
- être en mesure de trouver des financements
- opérer votre marketing et votre communication pour construire votre crédibilité
- respecter les normes qu’imposent vos qualifications professionnelles
- faire un peu de gestion puisqu’il vous sera indispensable de tenir un livre de compte et de suivre la rentabilité de votre entreprise
Un régime social et fiscal spécifique
En tant qu’auto-entrepreneur vous serez soumis au régime micro-social simplifié qui vous donne droit à une couverture sociale minimum (santé, allocations familiales, retraire, prévoyance et formation professionnelle). Fiscalement, l’auto-entrepreneur bénéficie également de régimes spécifiques appelés régime micro-fiscal ou micro-fiscal simplifié, la différence entre les deux résidant dans les modalités de paiement des impôts. Le choix du régime fiscal se fait à l’enregistrement de votre auto-entreprise et peut être changé en cours d’activité. A défaut d’un choix précis, c’est le régime micro-fiscal qui s’applique.
Pour bénéficier de ces régimes, votre chiffre d’affaire ne doit dépasser le seuil de 81 500€ pour une activité commerciale et de 32 600€ pour des prestations de services.
Des avantages et des inconvénients
Presque tout le monde peut avoir accès au statut d’auto-entrepreneur et de nombreuses activités sont compatibles avec ce statut. Pourtant, l’avantage réside surtout dans le fait que les démarches administratives sont allégées. En effet, l’enregistrement est simple et rapide, les impôts et cotisations sont faciles à calculer et les risques sont moindres que dans une entreprise « classique ». Soyez vigilants tout de même et observez toutes les facettes de ce régime avant de vous lancer. Tout d’abord, certaines activités sont exclues de ce régime (consultez la liste en cliquant ici). Ensuite, rappelez-vous que le plafond de chiffre d’affaires à respecter fixe des limites à votre évolution et vous engageront en cas de succès commerciale à repenser votre stratégie légale et fiscale. Pensez également que vos charges ne sont pas déductibles et que les professionnels qui travailleront avec vous ne pourront pas récupérer de TVA. Enfin, nous vous conseillons de relire l’Interview de Nicolas Doucerain, entrepreneur expérimenté, qui revient, en quelques mots, sur les vrais résultats du régime d’autoentrepreneur.
La marche à suivre
Une fois que vous avez pesez le pour et le contre, c’est le moment de prendre une décision. Si vous décidez de vous lancer dans l’aventure de l’auto-entreprenariat, rien de plus simple; rendez-vous sur le site de lautoentrepreneur.fr et remplissez le formulaire d’inscription. Une fois le formulaire envoyé vous pouvez commencer votre activité dès le lendemain. A noter que ce qui est vrai pour la création de l’activité l’est aussi pour y mettre un terme. L’auto-entrepreneur peut cesser son activité grâce à des démarches administratives simplifiées.

























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